Un projet communal engageant pour tous : les parkings du Roussay

Dans une démocratie locale vivante, chaque projet porté par la Commune devrait être l’occasion d’un échange constructif entre tous les élus, qu’ils appartiennent à la majorité ou à la minorité. Ces décisions, qui touchent directement nos concitoyens et engagent des fonds publics, méritent une réflexion collective et un débat éclairé.
C’est pourquoi nous regrettons que, sur ce dossier, une nouvelle fois (tout comme pour les abords de l’école Schuman), la concertation n’ait pas eu lieu. En tant qu’élus investis et soucieux du bon usage du budget communal, nous aurions souhaité prendre pleinement part à cette décision, partager nos idées et contribuer à une solution optimale pour notre Commune. N’est ce pas le rôle des commissions où nous nous rendons à chaque fois que nous y sommes invités.
Notre engagement reste intact : œuvrer pour une gestion transparente, participative et respectueuse des principes démocratiques qui nous rassemblent.

Nous remercions les Strépiniacois qui nous ont aidé à rendre cet article le plus constructif possible malgré ne le cachons pas un certain agacement.

Une absence de transparence

Nous déplorons que les travaux de réfection des parkings n’aient jamais été évoqués en commission travaux. La première information à ce sujet est apparue lors du ROB (Rapport d’Orientation Budgétaire du Conseil municipal de fevrier), sans préciser le nombre exact de parkings concernés ni leur localisation. Une publication (ci dessous) sur le site web de la mairie en date du 17 février annonce 13 parkings ainsi qu’un plan pour les localiser et, il faut le noter, avec ce texte : « Des signalisations temporaires seront installées pour indiquer les zones impactées et les dates précises des interventions ».

Des arrêtés municipaux introuvables

Compte tenu de l’intérêt que nous portions sur cette rénovation, nous aurions pu informer la Mairie qu’aucun arrêté ni prospectus n’était visible près de certaines rue concernées (exemple de la Voie Bossenne). Après vérification sur le site de la mairie, seuls les arrêtés n°32 du 11 février, n°33 du 13 février et n°36 du 14 février étaient publiés sans qu’aucun ne mentionne la rue de la Voie Bossenne.

Un riverain questionne un élu

Le 20 février après-midi, un habitant de la rue de la Voie Bossenne contacte un élu d’Etréchy Ensemble et Solidaire (EES) pour obtenir des précisions sur les travaux du parking devant chez lui car un employé de la société Travaux Public Soisy (TPS) pour cette rénovation, l’interroge sur les véhicules stationnés qui l’empêchent de réaliser son travail.
Le riverain, n’ayant reçu aucune information préalable, ne peut répondre et rentre chez lui. L’élu EES se rend alors sur un deuxième parking en amont et constate, en présence de la police municipale et des employés de TPS, que les parkings en travaux ne disposent d’aucun arrêté visible. Des véhicules y sont encore stationnés et des matériaux (graviers, ciment) sont entreposés sur place.

Une organisation confuse

Plusieurs explications contradictoires émergent :

  • La mairie aurait distribué des prospectus pour les premiers parkings, mais aurait laissé TPS s’occuper des suivants, ce qui n’a pas été fait.
  • TPS reconnaît une absence de communication et de « boîtage » des informations.
  • La consigne est donnée en urgence d’installer des barrières et de placer les arrêtés.

Face à ce désordre, les voisins du parking à rénover tentent d’identifier les propriétaires des véhicules pour leur demander de les déplacer rapidement. Un des propriétaires de véhicule était parti en vacances en laissant son véhicule sur le parking ; pas étonnant en période de vacances scolaires et sans information préalable de travaux. Par chance, un habitant voisin avait les clés de la voiture en question. Il a donc été possible de la déplacer.

Travaux express sur le parking de la rue de la Voie Bossenne

Le 21 février, les machines et les ouvriers de TPS arrivent peu après 08 heures, les travaux avancent rapidement :

  • 10h40 : Le macadam est retiré et le mélange de grave, terre et sable qui était dessous est complété et retassé
  • 11h30 : 1/3 du parking est goudronné directement sur cet ensemble.
  • 13h00 : La réfection est terminée, les barrières et rubans de chantier sont posés et l’arrêté d’interdiction de stationner est accroché aux barrières.
  • 14h00 : Les barrières et rubalises sont retirés par TPS, le parking est réouvert.

À noter : L’arrêté, repositionné après coup, ne mentionne même pas la rue de la Voie Bossenne, il ne concerne que les rues La Bruyère, Honoré de Balzac et Alfred de Musset. On est par conséquent en droit de se demander comment le contrôle du sous-traitant TPS est assuré par la mairie et si les instructions et plannings ont été bien transmis et partagés entre la mairie et cette société.

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